La maison "Eihartzea"

 

En 1919, le poète Francis Jammes et sa famille sont contraints de quitter leur maison d'Orthez que leur propriétaire met en vente. Ils partent au Pays Basque où un père bénédictin les présente à Madame Gilles. Madame Gilles décide dès 1920 de faire de Francis Jammes son héritier et, après sa mort, la famille Jammes s'installe dans sa demeure, la maison Eyhartzea à Hasparren, près des vestiges du château de Belzunce.

A sa mort, en 1938, Madame Ginette Francis Jammes, sa veuve, continua à habiter la maison jusqu'en 1961 et la commune acheta la maison en 1965. Celle-ci devint un lieu culturel, qui abritera au fil des ans beaucoup d’associations, un musée, une radio, etc…

 

 

1983, naissance du centre culturel eihartzea

En 1977, une dizaine d’associations fonctionnant chacune sur des spécialités socioculturelles différentes (musique, danse, animation, cours de basque…) se regroupent pour organiser et présenter des « semaines culturelles basques » à Hasparren.

Après cinq années d’animations, elles décident de créer une structure inter associative « Eihartzea kultur etxea » formée d’une quinzaine d’associations. La commune de Hasparren, après délibération de son conseil municipal du 17 juin 1983, met la maison Eihartzea à la disposition exclusive de l’inter-associatif « Eihartzea kultur etxea » chargé de gérer et d’animer la maison Eihartzea. 

 

Le Centre Culturel Eihartzea se veut un espace de vie culturel en proposant des activités, des services et des animations d'abord sur l’ensemble du territoire de la Communauté des Communes du Pays d'Hasparren. 

De nombreuses manifestations y seront organisée, beaucoup de projets y seront nés aussi : semaines culturelles, veillées, festival de contes, écoles de musique. Des compagnie de théâtre et de musiques professionnelles y implanteront aussi leur projet avant de s’envoler…

 2006, FERMETURE DE LA MAISON


Suite au passage d’une commission de sécurité le 22 mars 2006, la maison   EIHARTZEA, ferme ses portes le 18 mai 2006 pour que des travaux de réhabilitation y soient effectués.  Toutes les associations alors résidentes se retrouvent à la rue, incertaines de leur avenir.

En avril 2006, nous présentons à la municipalité, un projet de rénovation, qui pouvait s’appuyer sur des dispositifs d’aides publiques tels que les Pôles d’Excellence Rurale et le PCD Nive Adour Ursuya, et imaginé la création d’une pépinière d’associations culturelles et socioculturelles dans la maison Francis   Jammes, associée à un lieu de création et de diffusion ouvert à tous.

Bien entendu, la municipalité alors en place restera sourde à nos appels, mais nous obtiendrons tout de même la reconnaissance des institutions locales : Communauté de Communes d’Hasparren et le Conseil Général des Pyrénées Atlantiques.

Lors des différentes mobilisations, de nombreuses personnes, artistes, associations ont oeuvré pour que le souvenir des 23 ans de travail d’Eihartzea ne soit pas oublié en même temps que la maison. Cette mobilisation a montré qu’au-delà des 23 années passées, c’est l’avenir de la culture qui se préparait et que chacun souhaitait jouer un rôle dans cette démarche. C’est le meilleur soutien que le Centre Culturel Eihartzea a pu espérer et pour cela, nous leur disons, encore aujourd’hui,  un grand merci à tous.

 

 Hébergée par la Communauté des Communes d’Hasparren durant six ans,  l'association a réussi maintenir une programmation exigeante, et ouverte à tous, tout en espérant un jour réintégrer la maison...

 

EN 2010, LES TRAVAUX COMMENCENT ENFIN.

Au lendemain de son éléction, en mars 2008,  monsieur le maire Beñat Inchaupsé décide de réhabiliter la maison Eihartzea pour qu’elle retrouve une vocation culturelle. En 2010, les travaux de démolition commencent enfin, la réhabilitation est en marche…

La Commune à voulu garder l'aspect de la belle bâtisse, tout en adaptant son accessibilité au plus grand nombre. De fait, un côté du bâtiment accueille désormais un ascenceur, qui permet d'acceder au dernier étage. Les travaux se sont déroulé durant deux ans, et au printemps 2012, les associations ont pu revenir à la maison. Petit à petit, elles reprennent leurs marques, et font revivre cette belle demeure...